Fiche gratuite à imprimer

    Aménagements d'examen quand on bégaie ou qu'on bredouille

    Brevet, bac, BTS, concours : la loi prévoit des aménagements d'épreuves. Le vrai obstacle n'est pas d'y avoir droit, c'est de savoir quoi demander et comment le formuler. Cochez ce qui vous concerne, imprimez la fiche, joignez-la à votre demande officielle.

    La procédure, en quatre étapes

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      Retirer le formulaire auprès de l'établissement

      Le formulaire de demande est fourni par l'établissement où le candidat est inscrit, ou par le service des examens de l'académie pour un candidat libre. Il change d'une académie à l'autre : demandez-le, ne le cherchez pas seul.

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      Constituer le dossier médical

      Le compte rendu de bilan de l'orthophoniste est la pièce centrale : il nomme le trouble, en décrit l'impact sur la parole en situation d'oral, et appuie les aménagements demandés. Joignez-y le PAP ou le PPS s'il en existe un.

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      Adresser la demande au médecin désigné, dans les délais

      La demande s'adresse à l'un des médecins désignés par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), au plus tard à la date limite d'inscription à l'examen, sauf si le trouble est révélé après cette échéance. Concrètement, cela veut souvent dire l'automne pour une session de juin : c'est le point où tout se joue.

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      Avis médical, puis décision

      Le médecin rend un avis, adressé au candidat et à l'autorité qui organise l'examen, dans lequel il propose des aménagements. C'est ensuite cette autorité qui décide des aménagements accordés et notifie sa décision au candidat.

    Le piège numéro un, c'est le calendrier. Beaucoup de familles s'en occupent au printemps, quand l'oral approche et que l'angoisse monte. C'est trop tard : la demande se dépose au moment de l'inscription à l'examen. Si vous lisez cette page en cours d'année, le bon réflexe est d'appeler l'établissement cette semaine pour connaître la date exacte, qui varie selon l'examen et l'académie.

    Le piège du PAP. Un candidat qui a déjà un PAP au titre d'un trouble du neurodéveloppement, un PAI ou un PPS peut adresser sa demande directement à l'autorité qui organise l'examen, sans nouvel avis médical. Mais cette voie dérogatoire tombe dès qu'il demande un temps majoré, ou des aménagements qui ne collent pas à son plan. Or le temps majoré est justement l'un des aménagements les plus utiles pour un trouble de la fluence : dans ce cas, il faut repasser par le médecin désigné, donc s'y prendre plus tôt.

    Sur quoi ça repose. Le principe figure à l'article L. 112-4 du Code de l'éducation, qui prévoit des aménagements des épreuves orales comme écrites, dont l'octroi d'un temps supplémentaire. Les modalités sont fixées aux articles D. 351-27 et suivants pour l'enseignement scolaire, et D. 613-26 et suivants pour l'enseignement supérieur. Un candidat disposant d'un plan d'accompagnement personnalisé au titre d'un trouble du neurodéveloppement relève du même dispositif (article D. 311-13-1).

    Cochez au moins un aménagement ci-dessous : la fiche imprimée ne contient que ce que vous avez coché.

    À joindre à la demande d'aménagements d'épreuves

    Trouble de la fluence : aménagements demandés

    Nom et prénom du candidat

    Date de naissance

    Examen et session

    Établissement

    Situation du candidat

    Le bégaiement est un trouble de la parole d'origine neurodéveloppementale : blocages, répétitions ou prolongations involontaires, souvent accompagnés d'une tension physique. Il n'affecte ni les connaissances, ni le raisonnement, ni la préparation du candidat.

    En situation d'examen oral, deux effets se cumulent : la charge émotionnelle augmente la fréquence des blocages, et le temps perdu dans ces blocages réduit mécaniquement la quantité de contenu que le candidat peut exposer dans le temps imparti. Les aménagements demandés visent à rétablir cette égalité de temps de parole utile.

    Cochez les aménagements qui correspondent à votre situation. Ne demandez que ce qui vous concerne réellement : une demande calibrée et argumentée passe mieux qu'une demande maximale.

    Épreuves orales

    Organisation et épreuves écrites

    Éléments complémentaires (orthophoniste, famille, candidat) :

    Fiche proposée par parlermoinsvite.fr, l'application d'entraînement de la parole utilisée avec les orthophonistes. Document d'information destiné à accompagner la demande officielle : il ne remplace ni l'avis du médecin désigné par la CDAPH, ni la décision de l'autorité qui organise l'examen.

    Questions fréquentes

    Peut-on demander des aménagements d'examen pour un bégaiement ?

    Oui. L'article L. 112-4 du Code de l'éducation prévoit des aménagements des conditions de passation des épreuves orales comme écrites lorsqu'un handicap ou un trouble de la santé invalidant le rend nécessaire, dont l'octroi d'un temps supplémentaire. Les troubles de la fluence entrent dans ce cadre, sur avis d'un médecin désigné par la CDAPH.

    Quand faut-il déposer la demande ?

    La demande s'adresse à l'un des médecins désignés par la CDAPH, au plus tard à la date limite d'inscription à l'examen ou au concours concerné, sauf si le trouble est révélé après cette échéance. Pour une session de juin, cela signifie souvent l'automne précédent. La date exacte varie selon l'examen et l'académie : elle se vérifie auprès de l'établissement.

    Quels aménagements demander pour une épreuve orale ?

    Les plus utiles pour un trouble de la fluence sont le temps de préparation majoré, un temps de passage majoré pour que les blocages ne réduisent pas le contenu exposé, l'information de l'examinateur, la conservation des notes sous les yeux, et un ordre de passage connu à l'avance plutôt qu'un tirage au sort.

    Le tiers temps est-il automatique quand on bégaie ?

    Non, rien n'est automatique : chaque aménagement est proposé par le médecin désigné au vu de la situation, puis accordé par l'autorité qui organise l'examen. Pour un trouble de la fluence, le besoin porte d'abord sur les épreuves orales ; demander un temps majoré à l'écrit ne se justifie que si une fatigabilité ou un trouble associé l'explique.

    Que faire si le candidat a déjà un PAP ?

    Un PAP accordé au titre d'un trouble du neurodéveloppement, un PAI ou un PPS ouvre une procédure dérogatoire : la demande s'adresse directement à l'autorité qui organise l'examen, dans les mêmes délais, sans nouvel avis médical (article D. 351-28-1). Attention au piège : cette voie tombe dès que le candidat demande un temps majoré, ou des aménagements qui ne sont pas cohérents avec son plan. Il faut alors repasser par le médecin désigné.

    Quelle pièce l'orthophoniste doit-il fournir ?

    Le compte rendu de bilan est la pièce centrale du dossier : il nomme le trouble, décrit son impact concret sur la parole en situation d'épreuve orale, et appuie les aménagements demandés. Le PAP ou le PPS existant s'y ajoute.

    Clément, fondateur de ParlerMoinsVite

    Clément · Fondateur & ancien patient

    « Personne ne m'a jamais dit que ça existait. J'ai passé mes oraux en essayant d'aller vite pour que ça se termine, ce qui est exactement la pire stratégie. Si cette fiche évite ça à quelqu'un, elle aura servi. »

    Cette page est libre d'accès : envoyez le lien à l'établissement, à l'orthophoniste, ou imprimez la fiche pour la joindre au dossier.

    Pour l'année scolaire au quotidien, voir la fiche pour l'enseignant. Pour préparer l'oral lui-même, l'article sur le débit qui s'emballe sous stress et les autres outils gratuits pour la parole.