Pourquoi « l'écart à la cible » et pas « la vitesse qui baisse » ?
Parce que ce serait faux. Chaque patient travaille vers une cible personnelle - définie par son orthophoniste ou calibrée selon son âge. Un bredouilleur rapide doit descendre vers sa cible ; quelqu'un qui parle artificiellement lentement au départ doit remonter vers elle ; une personne qui bégaie ne cherche pas d'abord la lenteur. Sur notre cohorte, la vitesse brute médiane augmente d'ailleurs légèrement - signe que beaucoup partent trop lents, pas que l'entraînement échoue. La seule question honnête, valable pour tous les profils : se rapproche-t-on de sa cible ?
Méthodologie, en clair
- Volume : toutes les séances dont le moteur a produit une mesure valide (bornes physiologiques), tous utilisateurs confondus - 5 000+ séances, 120+ heures de parole.
- Cohorte progression : tous les comptes patients ayant au moins 10 séances mesurées réparties sur au moins 4 semaines, avec une cible définie - 59 personnes au 10 août 2026, 40 séances en moyenne chacune. Aucune sélection manuelle : le critère est la régularité, rien d'autre.
- Comparaison : moyenne des 3 premières séances vs moyenne des 3 dernières ; l'écart à la cible est |débit − cible| ÷ cible ; on rapporte la médiane (pas la moyenne, sensible aux extrêmes).
- Anonymisation : agrégats uniquement, calculés en base - aucune donnée individuelle ne sort.
Les limites, sans détour
- C'est observationnel : pas de groupe témoin, donc impossible d'attribuer la progression à l'application plutôt qu'au suivi orthophonique (57 des 59 patients de la cohorte sont suivis par un orthophoniste), à l'entraînement lui-même, ou au temps qui passe.
- Auto-sélection : analyser les utilisateurs réguliers, c'est analyser les plus motivés.
- Mesures hétérogènes : les séances mélangent lecture, parole spontanée et exercices de types différents.
- Ces données sont indicatives : ParlerMoinsVite n'est pas un dispositif médical et ne prétend à aucune efficacité thérapeutique démontrée. C'est précisément pour dépasser cette limite que nous proposons nos données anonymisées à des travaux de recherche encadrés (mémoires d'orthophonie notamment) - écrivez-nous.
Votre propre courbe commence par une mesure
Ces chiffres sont des médianes - votre parcours sera le vôtre. La première étape est la même pour tout le monde : savoir d'où vous partez.