Témoignage

    Mon histoire avec le bredouillement : de « parle moins vite » à ParlerMoinsVite

    Clément, fondateur
    6 min de lecture
    21 juillet 2026

    Les dîners où je m'éteignais


    J'ai toujours parlé vite. Mille idées à la minute, et une bouche qui essayait de suivre le cerveau. Résultat : des syllabes avalées, des mots télescopés, des phrases qui partaient plus vite qu'elles n'arrivaient.


    🎙️ Avant de lire mon histoire, mesure ton débit en 15 secondes (gratuit, sans inscription). Si tu te reconnais dans ce qui suit, tu seras probablement au-dessus de 5,5 syllabes par seconde.


    Mini-bilan Vitesse Articulatoire, 15s

    Lisez ce texte standardisé à voix haute

    Le matin, je prends mon café sur la terrasse en regardant les oiseaux qui chantent dans les arbres voisins. C'est un moment simple mais précieux qui me met de bonne humeur pour la journée.

    • Le test dure 15 secondes de lecture.

    • Lisez à votre rythme habituel, pas de "performance".

    • Le moteur calcule votre SPS (syllabes/seconde) en direct.

    • Norme adulte : 3.5–5.0 SPS (Van Zaalen, 2009).

    Reconnaissance vocale non supportée par ce navigateur. Bilan complet disponible sur Chrome/Edge ou via le compte Pro (Deepgram).



    Je voyais les signes chez les autres. Les sourcils froncés. Le regard poli qui décroche. Et la phrase couperet :


    « Excuse-moi, je n'ai rien compris. Tu peux répéter ? »

    Répéter. La spontanéité meurt. La blague tombe à l'eau. L'argument perd sa force. À force de répéter, j'ai fini par moins parler. Je m'éteignais.


    « Fais un effort »


    Le pire, ce n'étaient pas les répétitions. C'étaient les conseils.


    « Fais un effort. » « Articule. » « Parle moins vite. » « Calme-toi. » (J'étais calme. C'était ma diction qui ne l'était pas.)


    Toute ma vie, j'ai entendu ces phrases, et jamais personne n'a mis un mot sur ce que j'avais. Alors j'ai fait ce qu'on fait tous dans ce cas : j'ai cru que c'était moi. Un défaut de volonté, un truc à corriger en me concentrant plus fort. La confiance s'use vite à ce régime.


    Le mot qui a tout changé


    En 2022, j'ai poussé la porte du cabinet d'Audrey, orthophoniste à Annecy. Elle m'a écouté, elle a mesuré, et elle a posé un mot : bredouillement.


    Un trouble de la fluence. Neurodéveloppemental. Documenté par la recherche. Rééducable. Pas un manque d'efforts.


    Je ne sais pas décrire ce que ce mot m'a fait. Un bilan avait réussi là où des années de « fais un effort » avaient échoué : je n'étais plus un problème, j'avais quelque chose qui portait un nom, et des milliers d'autres personnes l'avaient aussi. Si tu veux comprendre ce trouble en profondeur, le guide complet du bredouillement rassemble tout.


    Le déclic du compteur de vitesse


    En séance, j'ai découvert la grande particularité du bredouillement : je ne me rends pas compte que j'accélère. Sur le moment, ma parole me semble normale. Mon compteur de vitesse interne est cassé. Le problème n'était pas ma volonté : c'était ma perception.


    Et là, réflexe de mon métier dans le numérique : ce qu'on ne mesure pas, on ne peut pas le corriger. Une voiture sans compteur ne connaît pas sa vitesse. Alors j'ai construit un compteur de vitesse pour ma voix.


    Un moteur d'analyse qui compte mes syllabes par seconde pendant que je parle. Une zone de confort, définie sur des repères cliniques. Une vague verte apaisante quand je suis dedans. Et dès que je déborde, la vague passe au rouge et s'agite.


    L'entraînement entre les séances


    Le soir, je prenais un livre et je lisais à voix haute avec ma vague verte. Un seul objectif : ne jamais la faire passer au rouge.


    Au début, c'était rouge toutes les dix secondes. Puis mon cerveau a commencé à associer la sensation physique de détente à la couleur verte. En trois semaines, mon débit naturel s'était recalibré.


    Soyons précis, parce que c'est important : je bredouille encore. Il n'y a pas de baguette magique, et l'application ne remplace pas Audrey. Elle prolonge ses séances à la maison, entre deux rendez-vous : c'est différent, et c'est complémentaire. Mais aujourd'hui je sens quand j'accélère, avant que mon interlocuteur décroche. C'est exactement ça, reprendre le contrôle.


    Pourquoi j'en ai fait un site pour tout le monde


    En racontant mon histoire, j'ai réalisé que je n'étais pas seul. Des étudiants qui redoutent leur Grand Oral. Des pros qu'on fait répéter en réunion. Des enfants à qui on dit « articule » sans que ça change rien. Et le même point commun partout : personne ne connaît le mot.


    C'est pour ça que ce site existe : le guide du bredouillement, le quiz des idées reçues à partager aux proches, les outils gratuits, et l'application pour s'entraîner avec son orthophoniste.


    Et toi ?


    Si on te demande souvent de répéter, commence par ce que j'aurais aimé faire des années plus tôt : mesure ton débit (30 secondes, gratuit), lis le guide, et si ça résonne, parles-en à un orthophoniste. Le mot change tout. Le reste s'entraîne.



    Mesurez un débit en 10 secondes.

    Il existe une méthode plus simple. Testez ParlerMoinsVite gratuitement.

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    Clément, fondateur de ParlerMoinsVite

    Clément — Fondateur de ParlerMoinsVite

    J'ai bredouillé pendant plus de 20 ans sans le savoir. En 2022, une orthophoniste spécialisée en fluence m'a aidé à comprendre et à travailler mon débit. C'est ce parcours qui m'a poussé à créer ParlerMoinsVite, l'outil que j'aurais voulu avoir dès le début.

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    Ne restez pas dans la théorie. Testez votre débit de parole et commencez votre entraînement dès maintenant. C'est gratuit.

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