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    Votre enfant bégaie ou bredouille : conseils pour la famille

    Une fiche d'une page pour les parents et l'entourage : ce qui aide vraiment à la maison, ce qu'il vaut mieux éviter, et quand consulter. À garder sur le frigo ou à envoyer aux grands-parents.

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    Fiche pour les parents et l'entourage

    Votre enfant bégaie : ce qui aide à la maison

    Le bégaiement est un trouble neurodéveloppemental de la parole, avec une forte composante génétique. Ce n'est ni votre faute, ni celle de votre enfant : rien dans votre éducation ne l'a causé. Jusqu'à 5 à 8 % des enfants passent par une période de bégaiement, et environ 3 sur 4 récupèrent naturellement.

    Votre attitude au quotidien ne « guérit » pas le bégaiement, mais elle change profondément la façon dont votre enfant vit sa parole. Cette fiche se lit en deux minutes et se partage avec les grands-parents, la nounou, toute la famille.

    Ce qui aide vraiment

    1. 1Ralentissez votre propre parole, avec des pauses. Un modèle calme aide plus que n'importe quelle consigne : c'est vous le thermostat de la conversation.
    2. 2Laissez-le finir ses phrases, sans compléter ses mots, avec un regard naturel. Il sait ce qu'il veut dire ; il a juste besoin de votre temps.
    3. 3Offrez-lui chaque jour un petit moment de parole en tête-à-tête (cinq minutes de jeu ou d'histoire), sans écran et sans montre : un moment où sa parole a toute la place.
    4. 4Réagissez à ce qu'il raconte, pas à comment il le dit. Et posez une question à la fois.
    5. 5S'il parle de son bégaiement, accueillez simplement : « parfois les mots accrochent, tu peux prendre ton temps ». En parler calmement enlève la honte ; le silence la nourrit.
    6. 6Instaurez des tours de parole en famille, surtout avec les frères et sœurs : chacun son tour, sans se couper.

    À éviter

    • « Respire », « calme-toi », « réfléchis avant de parler », « répète » : ces conseils ne fonctionnent pas et ajoutent de la pression.
    • Finir ses mots ou ses phrases à sa place, même pour l'aider.
    • Montrer de l'impatience ou échanger des regards inquiets devant lui pendant qu'il parle.
    • Corriger ou commenter sa parole devant les autres, ou en faire un sujet de tension à la maison.
    • Faire comme si de rien n'était quand lui veut en parler : le tabou pèse plus lourd que le bégaiement.

    Quand consulter ? Si le bégaiement dure depuis plus de 6 à 12 mois, si vous voyez de l'effort ou de la tension, si votre enfant évite de parler ou s'en inquiète, ou s'il y a des antécédents familiaux : demandez un avis orthophonique sans attendre. Consulter tôt n'a jamais nui, attendre parfois si.

    Fiche proposée par parlermoinsvite.fr, l'application d'entraînement de la parole utilisée avec les orthophonistes. Document d'information : il ne remplace pas un avis clinique.

    Clément, fondateur de ParlerMoinsVite

    Clément · Fondateur & ancien patient

    « Mes parents entendaient “il parle trop vite, il ne fait pas d'efforts”. Personne ne leur a dit que ça portait un nom, ni quoi faire. Cette fiche, c'est ce que j'aurais aimé qu'on leur mette entre les mains. Elle est gratuite : imprimez-la, partagez-la. »

    Cette page est libre d'accès : envoyez le lien aux grands-parents, à la nounou, à toute personne qui s'occupe de votre enfant.

    À découvrir aussi : la fiche pour l'enseignant, le quiz des idées reçues et les autres outils gratuits pour la parole.