Comprendre, repérer et suivre les répétitions de fin de mot (word-final disfluency) : surtout chez l'enfant avec TSA ou trouble du neurodéveloppement, parfois à l'adolescence ou à l'âge adulte.
~87 %
des enfants de moins de 12 ans avec TSA produisent ces disfluences atypiques (Autang, 2020)
Fin de mot
la répétition porte sur la rime ou la syllabe finale, pas sur le début
Souvent transitoire
disparaît fréquemment avec la maturation du langage
Prescription à distance, mesure du débit en direct, suivi des séances : montrés à l'écran, sous-titrés.
L'échodysphémie (terme proposé par Brejon Teitler ; en anglais word-final disfluency) désigne une répétition portant sur la fin du mot (agitation-tion, couteau-teau) ou une interruption vocale au cœur de la syllabe avec reprise de la voyelle (pa-arents). Les broken-words en sont un phénomène voisin. Discrète, sans tension ni conscience, elle s'observe surtout chez l'enfant avec TSA ou trouble du neurodéveloppement, et disparaît souvent spontanément ; certains cas persistent toutefois à l'adolescence ou à l'âge adulte, généralement avec une comorbidité.
Répétition de la fin du mot (rime, syllabe, coda), précédée d'une pause
Absence de tension, de lutte et de conscience du trouble
Fréquence accrue dans les phrases longues, complexes ou à fort investissement
Contexte fréquent de TSA ou de trouble du neurodéveloppement
Évolution le plus souvent transitoire, non prioritaire chez le jeune enfant
Le moteur d'analyse détecte les répétitions portant sur la fin des mots (échodysphémie) et les distingue des répétitions de début (bégaiement). Un repérage objectif, en test, pour appuyer votre écoute clinique.
Distingue l'échodysphémie du bégaiement (début de mot, tension), de la palilalie (mots entiers, neurogène) et de la logoclonie (dernière syllabe, spasmodique).
Pour l'enfant plus grand ou l'adolescent chez qui la disfluence persiste et gêne : travail d'auto-écoute en douceur, sans correction anxiogène.
1. Repérage
Enregistrement en lecture et en spontané. Le moteur repère les répétitions de fin de mot et les affiche dans le transcript coloré.
2. Différentiel
Confirmer qu'il s'agit bien d'une disfluence de fin de mot (et non d'un bégaiement) grâce au différentiel intégré.
3. Décision clinique
Chez le jeune enfant : surveiller, sans sur-traiter. Si la disfluence persiste et gêne : envisager un travail dédié.
4. Auto-écoute
Pour les cas persistants : construire la conscience en douceur, viser une réduction sans comportement de remplacement.
5. Suivi
Objectiver l'évolution dans le temps et documenter, en articulation avec le travail langagier et communicatif central.
Description structurelle de l'échodysphémie : répétition de la rime ou de la syllabe finale, ou interruption vocale avec reprise de la voyelle, segment précédé d'une pause.
Brejon Teitler, N., Ferré, S. & Dailly (2016)
Des disfluences de fin de mot ont été observées chez 72 % d'un groupe d'enfants avec autisme de haut niveau, avec un profil distinct du bégaiement.
Scaler Scott, K. et coll. (2014)
L'approche Structured Awareness Therapy for Word-Final Disfluency (SAT-WFD) réduit la disfluence sans installer de comportement de remplacement, sur des protocoles courts.
Sisskin, V. & Wasilus, S. (2014)
Environ 87 % des enfants de moins de 12 ans avec TSA produisent ces disfluences atypiques (échodysphémie ou broken-words), avec une nette diminution à l'adolescence.
Autang, A. (2020), Mémoire d'orthophonie (Bordeaux)
Vos patients s'entraînent chez eux avec le même biofeedback qu'en séance. Vous voyez leur progression avant même qu'ils arrivent.
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