Palilalie : exercices et suivi orthophonique

Contrôle du débit, projection vocale et auto-écoute pour accompagner la palilalie neurogène à domicile, en complément de votre suivi.

Neurogène

trouble le plus souvent acquis : maladie de Parkinson, post-AVC, Tourette

Diminuendo

signature clinique : la répétition accélère et perd en intensité

Contrôle du débit

approche de 1re intention (pacing, DAF, auto-écoute)

En vidéo

Voir l'outil, puis l'expliquer à vos patients

Des vidéos courtes et sous-titrées. Celles marquées « À partager » s'envoient telles quelles à un patient ou à ses proches.

La palilalie : répétition involontaire de ses propres mots

La palilalie est la répétition involontaire, par le sujet, de ses propres mots ou syllabes, juste après les avoir produits, souvent avec accélération et baisse d'intensité (diminuendo). C'est un symptôme d'origine neurologique (défaut de contrôle exécutif et d'inhibition motrice), distinct du bégaiement, de l'écholalie et de la logoclonie.

Répétition d'un mot ou d'une phrase déjà terminés, sans blocage ni lutte

Accélération et extinction progressive de l'intensité au fil des répétitions

Faible conscience du trouble par le patient

Contexte neurologique fréquent : Parkinson, post-AVC, traumatisme crânien, Tourette

Variabilité selon la fatigue, la charge cognitive et l'état dopaminergique

Ce que ParlerMoinsVite apporte pour cette indication

Projection vocale avec biofeedback

Jauge d'intensité en temps réel (module Neuro, esprit LSVT-LOUD) pour soutenir l'amplitude vocale qui s'éteint pendant les répétitions.

Contrôle du débit et pacing

Ralentissement guidé et pauses posées. Le pacing (un appui par mot, principe de Helm, 1979) fait passer la parole automatique sous contrôle volontaire.

Auto-écoute par biofeedback

Rendre la répétition perceptible pour la rendre inhibable. Retour visuel en temps réel et réécoute, essentiels quand la conscience du trouble est faible.

Comment ça s'intègre dans votre pratique

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1. Bilan initial

Mesure du débit (SPS) en lecture et en spontané. Observation de la dynamique des répétitions (nombre, accélération, intensité).

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2. Auto-écoute

Réécoute et biofeedback pour rendre les répétitions perceptibles par le patient.

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3. Contrôle du débit

Ralentissement, pauses posées, pacing un appui par mot. Test du DAF au cas par cas.

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4. Projection vocale

Pour les profils parkinsoniens : maintien de l'intensité (module Neuro), en soutien de la voix qui s'éteint.

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5. Suivi

Courbe de débit inter-séances, enregistrements réécoutables, coordination avec le neurologue pour la cause.

Références cliniques

La planche de pacing (un appui par mot) permet de segmenter et de ralentir une production palilalique en la ramenant sous contrôle volontaire.

Helm, N.A. (1979), Journal of Speech and Hearing Disorders

Le retour auditif retardé (DAF) peut ralentir le débit et soutenir l'intensité dans la palilalie, avec un effet variable selon les locuteurs neurogènes.

Hanson, W.R. & Metter, E.J. (1980)

La palilalie relèverait d'un défaut de contrôle exécutif et d'inhibition motrice : défaut de clôture de l'énoncé, non-maintien des paramètres d'amplitude, de hauteur et de vitesse.

Benke, T. & Butterworth, B. (2001), Christman et coll. (2004)

Prolongez l'efficacité de vos séances entre les consultations

Vos patients s'entraînent chez eux avec le même biofeedback qu'en séance. Vous voyez leur progression avant même qu'ils arrivent.

Questions fréquentes